mercredi 2 décembre 2009

les élites ont abandonné la symbolique nationale

Débat sur l'identité nationale - Max Gallo :

 

 

Débat sur l'identité nationale

Max Gallo :

en chaque Français, il y a un étranger

 

L'historien et écrivain Max Gallo se mêle au débat sur l'identité nationale, qui sera défendue vendredi par François Fillon. Sans détour. 
   
lepoint.fr : Le débat sur l'identité nationale est-il nécessaire ?
Max Gallo : Je le crois, parce que l'ensemble des nations traverse une période de transition marquée par les nouvelles technologies. Ces dernières modifient les rapports des hommes entre eux, des hommes à leur État et des hommes à la politique. Je pense en particulier à la spontanéité et à l'immédiateté de l'intervention du citoyen par le biais d'Internet. Cette période est aussi marquée par des variations des équilibres démographiques, avec de grands déplacements de population, au moins pour quelques décennies encore. Naturellement, tout cela modifie ou, du moins, interroge la conception habituelle que nous avons de la nation. Sans compter que notre histoire nationale est celle d'un pays ouvert qui n'est pas composé d'une population homogène. En chaque Français, il y a un étranger.

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Certains estiment que l'identité nationale est une affaire d'histoire et qu'il ne convient pas aux politiques de l'accaparer...  
Ces gens ne connaissent pas l'histoire. Depuis les Capétiens en passant par Louis XIV jusqu'à l'époque révolutionnaire et la IIIe république, le pouvoir s'est soucié de la question de l'identité nationale. Prenons un exemple flagrant : en 1879-1880, la République décide de fixer la date de la fête nationale au 14 juillet et de fixer l'hymne national. C'est bien évidemment une intervention politique. Quand la Constituante décide de passer de l'expression "roi de France" à l'expression "roi des Français", c'est la même chose. Le 10 juillet 1940, le maréchal Pétain a évidemment forgé une nouvelle identité en choisissant "travail, famille, patrie" comme devise à la place de "liberté, égalité fraternité". À chaque instant de notre histoire, il y a eu interrogation sur la question de l'identité nationale et, à chaque fois, les politiques sont intervenus dans le débat. Aujourd'hui, il s'agit de l'ouvrir et non de le fermer. Nous sommes heureusement en République : j'imagine que le gouvernement n'a pas l'intention d'imposer quoi que ce soit.
 

Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?  
Premier point : être français, c'est aimer la France, c'est-à-dire connaître son histoire, aimer les paysages travaillés par les hommes : nous avons bâti un espace monumental urbain qui nous définit. C'est une définition affective, mais très importante. Il n'y a pas de réflexion sur le fait d'être français si on ne commence pas à dire que l'on a un lien particulier fait d'attirance et d'amour pour son pays.
Deuxième point : Fernand Braudel a parlé de "problématique centrale de la nation". C'est une notion intéressante parce qu'elle signifie qu'il n'y a pas de points fixes, mais des points de repère qui encadrent l'identité nationale. Il y a d'abord le droit du sol : on ne demande pas à un Français quel sang coule dans ses veines parce que nous avons toujours été parcourus par des peuples venant du Nord, de l'Est, du Sud, et dont beaucoup se sont enracinés. Il y a ensuite l'égalité, permanente en France depuis le Moyen-Âge. On ne peut pas toucher à cette symbolique de l'égalité des chances sans déclencher des fureurs. Il y a aussi le rôle de l'État, la laïcité et la langue. Il faut parler le français. La construction de la langue a commencé au XVIe siècle, en 1539, avec l'édit de Villers-Cotterêts qui a imposé dans les textes juridiques la langue française.

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...soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties
en langaige national françoys et non autrement

Qui dit langue dit école. Puisque nous avons en nous une part d'étranger, elle a un rôle central. C'est le lieu où se forge la citoyenneté. Ce qui amène à un autre point : le rapport individuel des citoyens avec l'État. C'est ce qui nous oppose au communautarisme. Il y a aussi "la sociabilité française", c'est-à-dire notamment l'égalité homme-femme, qui s'est forgée dans l'amour courtois, les favorites, les femmes savantes... Nous avons toujours imposé au rapport homme-femme une règle qui existe dans fort peu de pays : l'épanouissement de la femme. Un autre point, c'est la conscience du risque d'émiettement de la nation parce que nous sommes divers. Il y a toujours un risque de "guerre de religion". Pas seulement des frondes, d'affrontements politiques, mais aussi de guerres civiles violentes. Il y a enfin la vocation universaliste. Elle renvoie au rôle qu'a joué la France à l'intérieur du catholicisme. La France était la fille aînée de l'Église. D'une certaine manière, elle est devenue Marianne, la fille aînée des Républiques.
 
Pourquoi le risque d'émiettement de la nation est-il fort aujourd'hui ?    
Il y a une responsabilité des élites qui, depuis 30 à 40 ans, n'ont jamais tenu de discours sur l'identité nationale. Par peur de l'extrême droite, ils ont abandonné au Front national la symbolique nationale. Ils n'ont pas tenu de grands discours sur l'intégration. Surtout, la réalité sociale et économique ne favorise pas l'intégration : il n'y a plus d'école ni de service militaire... Nous n'avons pas dit aux immigrés que nous sommes un pays qui a déjà une histoire dans laquelle ils doivent s'insérer pour la modifier, comme nous l'avions fait sous la IIIe république avec les immigrés italiens, polonais. Ce n'est pas parce qu'ils étaient européens que c'était plus facile. Il ne s'agit pas de dire "nous sommes des Gaulois", mais "il y a des Gaulois". Autrement dit, il s'agit de souligner que la France ne commence pas avec l'arrivée sur le sol de la dernière vague d'immigration. C'est la question du rapport à l'histoire. C'est pour ça que j'ai toujours été réservé sur la question de la repentance. Autant je crois qu'il ne faut rien dissimuler de l'histoire nationale, et Dieu sait si elle est riche en crimes, en erreurs, en guerres injustes, en esclavage, autant je pense qu'il ne faut pas en faire une histoire criminelle. L'histoire de France ne vaut ni plus ni moins que les autres histoires nationales. Mais on oublie souvent qu'il n'y a jamais d'intégration immédiate. Je suis fils d'immigré italien : en 1893, il y a eu des pogroms contre les Italiens. Il ne faut jamais demander au nouvel arrivant de renoncer à cette part étrangère de lui-même. Elle enrichit la nation à condition qu'elle s'inscrive dans cette problématique centrale de la nation et de ces paramètres que j'ai définis.

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immigrés italiens

Quel est l'apport de l'immigration à l'identité nationale ?  
La France s'est construite dans un amalgame permanent entre des individus arrivant de l'étranger et puis ce sol, ce lieu, cette histoire de France. Nous sommes quand même le pays de la reine Marie de Médicis, de Richelieu, de Mazarin, de Léon Gambetta. Autrement dit, nous sommes ouverts. Pour des raisons géographiques, puisque nous sommes le Finistère européen, traversé du nord au sud. Nous sommes à la fois flamands et occitans, germaniques et celtes. Si, à l'évidence, il y a des racistes en France, la France n'est pas et n'a jamais été un pays raciste. Elle est le pays d'une histoire, de l'étranger dans chaque Français.
 
Comment renforcer l'identité nationale ? En chantant la Marseillaise à l'école, par exemple ?  
En apparence, cette mesure ne change rien. On peut même en sourire, voire la contester. En réalité, c'est important d'avoir un discours sur l'identité nationale. J'espère qu'on renforcera l'enseignement du français, le principe de la laïcité, et le respect des symboles nationaux, républicains. Il faut aussi que l'intégration puisse se réaliser au travers de la vie sociale et économique. Cela passe par des mesures ponctuelles, modestes, mais rigoureuses, comme peut-être le CV anonyme. Mais ces questions doivent être étudiées techniquement et expérimentées.

propos recueillis Marc Vignaud
2 décembre 2009 - Le Point.fr

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La République, allégorie, Jean-Antoine Gros, 1794
voir l'explication de cette image ici

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samedi 28 novembre 2009

Martine Aubry et l'identité nationale

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Martine Aubry ne comprend rien

à l'identité

par Jean-François Copé


Le Parti Socialiste n'a pas compris le rôle majeur de cette question dans le débat politique.
28 novembre 2009

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J'étais invité jeudi 27 novembre sur le plateau de «À vous de juger», sur France 2, pour débattre avec Martine Aubry d'un sujet qui me tient à cœur: l'identité nationale.

Dans le cadre de notre échange, j'ai voulu montrer le rôle majeur de cette question dans le débat politique et je me suis même livré en confiant que cette réflexion était à l'origine de mon engagement politique. Mais en face de moi, je me suis rendu compte que la patronne du PS, premier parti de l'opposition, n'avait manifestement pas pris la mesure de l'importance de ces sujets. Je ne m'étonne pas de nos désaccords - cela est bien normal et le ton de notre entretien était d'ailleurs apaisé - mais plutôt de ses esquives permanentes, de ses reculs et de ses imprécisions qui rendaient difficiles l'échange de vues. Dans son discours, j'ai relevé notamment trois ambiguïtés inquiétantes.

Premièrement : sur l'identité nationale, Martine Aubry vit dans le déni et dans le paradoxe. Elle a asséné que «c'est un faux débat qui fait honte à la France». Pour elle, tout se réduit à la question sociale. Je n'élude pas ce point mais je m'étonne qu'elle soit complètement aveugle aux autres fissures qui fragilisent notre communauté nationale, entre la France rurale et la France urbaine, entre les jeunes et les moins jeunes, entre ceux qui sont attachés à l'égalité des hommes et des femmes et ceux qui ne s'en préoccupent pas, entre les Français de diverses origines ou confessions...

Lorsque j'ai évoqué mon expérience de maire et les difficultés de nos concitoyens qui ne se parlent plus, qui ne respectent plus, parce qu'ils ne connaissent plus et qu'ils ont peur les uns des autres, elle a répliqué en expliquant qu'à Lille, il n'y avait aucun problème. Là-bas, c'est bien connu, tout le monde s'aime et se respecte. Il n'y a aucune tension entre les habitants... Ce déni d'un des échecs majeurs des politiques publiques depuis 30 ans - celui de l'intégration - est d'autant plus paradoxal que c'est Martine Aubry qui, à chaque fois, a voulu replacer le débat sur le terrain de l'immigration quand j'essayais de montrer qu'il concerne tous les Français.


que la République se taise plutôt que d'affirmer ses valeurs ?

Deuxièmement, Martine Aubry a fait preuve de légèreté sur le danger du communautarisme et a multiplié des amalgames étonnants entre l'immigration et l'islam. Quand nous avons parlé du port de la burqa, Martine Aubry a jugé qu'une loi d'interdiction serait dangereuse car elle pousserait certaines musulmanes à la porter par provocation... C'est une remarque que j'ai déjà intégrée dans ma réflexion et c'est pour cela que je suis attaché à une phase de dialogue et d'explication avant l'interdiction. Mais que propose-t-elle alors ? Que la République se taise plutôt que d'affirmer ses valeurs ? Pour ma part, je suis très clair sur ce point : une minorité d'extrémistes teste la République, il est de notre devoir de répondre par la fermeté en interdisant le port de la burqa.lille_piscine

À vrai dire, cette légèreté sur la burqa m'étonne peu, Martine Aubry avait déjà eu une position plus qu'ambiguë vis-à-vis de demandes communautaristes à Lille. J'avais été choqué d'apprendre, que, pendant au moins 6 ans, la maire de Lille avait accepté que des horaires d'une piscine municipale de Lille soient réservés à des femmes musulmanes qui ne voulaient pas côtoyer des hommes. Ces femmes avaient exigé et obtenu que le personnel de la piscine soit exclusivement féminin. Un reportage d'Arte dans le magazine «Théma» du 9 décembre 2008 intitulé «quand la République se voile la face», montrait même qu'une piscine avait été fermée pendant la durée du Ramadan.

Dans le Parisien du 17 septembre 2009, Martine Aubry avait d'ailleurs à ce sujet reconnu : «J'ai fait un détour par rapport à mes principes, ceux de la République, pour permettre à ces femmes de faire du sport, de sortir de chez elles et tout simplement d'exister». Pourtant, hier, elle était encore dans le déni en expliquant que ces créneaux horaires avaient été ouverts à toutes les femmes, notamment aux femmes obèses qui souffraient du regard des hommes, et pas uniquement à la demande de musulmanes. Toutes les enquêtes de journalistes sur place montraient le contraire...

Et si sa décision est anodine, pourquoi a-t-elle fait marche arrière en mettant fin à ce dispositif? La ficelle est un peu grosse. Ce flirt avec le communautarisme est pour moi inacceptable : j'avais été confronté à Meaux à la même demande de la part de femmes musulmanes et j'avais alors refusé de leur accorder des créneaux spécifiques. Cela prouve en tout cas qu'un débat n'est pas inutile sur ces questions auxquelles sont confrontées tous les élus locaux.

Martine Aubry a surtout fait des amalgames étonnants hier. Quand elle a été interrogée sur le port du voile, elle a systématiquement parlé d'immigration. Comme si l'on devait réduire l'immigration à l'islam et l'islam au voile. A ma connaissance pourtant, on peut être Français d'origine maghrébine sans être musulman, on peut être d'origine arabe et être juif ou chrétien, on peut être breton depuis des générations et se convertir à l'Islam, on peut bien sûr être musulmane sans porter le voile. Il faut en finir avec les clichés qui entravent la construction saine de notre vivre ensemble : notre immigration n'est pas exclusivement maghrébine, tous les maghrébins ne sont pas musulmans et tous les musulmans ne sont pas maghrébins.

Au passage, je vous laisse méditer cette perle. Quand je l'ai interrogée sur la politique espagnole à l'égard des clandestins, elle a répondu «heureusement nous ne sommes pas dans la situation de l'Espagne, aux portes du Maghreb...» Je n'ose pas imaginer le scandale que cette phrase aurait provoqué dans la bouche d'un homme de droite.

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Arc de Triomphe, Paris

Troisièmement, pour Martine Aubry l'identité se résume à la République du guichet, celle des droits, mais pas des devoirs. Quand je parlais d'égalité, de fraternité, de liberté, de laïcité, de sécurité, Martine Aubry répondait droits sociaux, services publics, statut de la Poste... Pour résumer sa pensée, elle a eu cette formule lapidaire «L'identité de la France, c'est d'abord la CMU».

À croire que Martine Aubry, à l'origine de cette mesure, pense que c'est elle qui a donné naissance à la France. Avant elle, nous étions sans valeur... Bien sûr, les citoyens ont des droits par rapport à l'État qui a le devoir de les protéger, mais on ne peut construire une communauté nationale sur la simple revendication de droits. Être français, c'est aussi se demander comment l'on peut rendre à son pays tout ce qu'il nous a donné.

Une fois de plus, le PS est dans un déni de la réalité sur les fissures qui menacent notre communauté nationale. C'est ce déni qui paralyse la réflexion de Martine Aubry. C'est ce déni qui avait coûté à Lionel Jospin son échec en 2002. Martine Aubry faisait alors partie de son équipe, elle n'en a manifestement pas tiré les leçons. Elle ne semble toujours voir la France qu'à travers les miroirs déformants de la rue de Solferino.

Jean-François Copé
source

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Plutôt d'accord


Plutôt d'accord avec Copé. Réduire la question politique au social est un terrible aveuglement, une trahison - en tout cas - de l'héritage de la gauche.

Marx écrivait dans Le Manifeste du parti communiste, en 1848 : «Les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ôter ce qu’ils n’ont pas. Sans doute le prolétariat doit tout d’abord conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe nationale souveraine, et se constituer lui-même en nation ; et, en ce sens, il est encore attaché à une nationalité. Mais il ne l’est plus au sens de la bourgeoisie.»

On peut, évidemment, discuter cet énoncé et notamment la première phrase si on entendait par là qu'il n'existait aucun attachement national chez les ouvriers au XIXe siècle... Mais on ne peut affirmer être de gauche et oublier la légitimité du sentiment national...

Michel Renard

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Libération de Paris, av. des Champs-Élysées. Photographie André Zucca, août 1944.
Bibliothèque historique de la Ville de Paris

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lundi 23 novembre 2009

suppression de l'Histoire-Géo en Terminale "S"...!!!

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il y a combien de gouvernements

au gouvernement...?

la suppression de l'Histoire-Géo en Terminale "S" est inadmissible !


Luc Chatel appartient-il au même gouvernement que le ministre Éric Besson...? On ne peut se préoccuper d'identité nationale en excluant la moitié (52% exactement) des lycéens de Terminale de l'enseignement de l'histoire. Politique de gribouille.9782218930669

Tous les gouvernements, de droite ou de gauche, s'en sont pris, d'une manière ou d'une autre à ces disciplines. Et l'on viendra se plaindre de l'abaissement du sens civique, de la crise de la représentation politique... Arrêtez ! À qui peut-on se fier désormais ? N'y a-t-il donc plus aucune volonté républicaine un peu ferme en France ?

Veut-on donner raison à Tocqueville qui voyait dans l'horizon démocratique : «une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leurs âmes». C'est la fonction de la République que de forger des citoyens conscients et éclairés, l'enseignement de l'histoire en est l'un des ressorts.

Michel Renard


liens

- Jacques Sapir, économiste, professeur à l'EHESS, dans Marianne.fr


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mardi 27 octobre 2009

pas réservé à la droite

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Michel Onfray :


"Le débat de l'identité nationale


n'est pas


réservé à la droite"


Michel Onfray, philosophe. (AFP)

Michel Onfray, philosophe. (AFP) 

Le prochain débat annoncé par le gouvernement sera celui de l'identité nationale. L'identité française. Que l'on retrouve aujourd'hui dans l'intitulé d'un ministère. La création du ministère de l'immigration et de l'identité nationale était une des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. En 2007, le candidat déclarait: "Parler de l'identité nationale ne me fait pas peur", même si "pour certains c'est un gros mot. (...) Je ne veux pas laisser le monopole de la nation à l'extrême droite. Je veux parler de la nation française parce que je n'accepte pas l'image qu'en donne Jean-Marie Le Pen." Le ministère a finalement été créé le 18 mai 2007 dès le premier gouvernement Fillon sous l'intitulé complet de "ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire". L'identité nationale, une affaire politique ou philosophique ? En réclamant le débat, Eric Besson a suscité un tollé dans l'opposition qui y a vu un thème emprunté à l'extrême droite. Pour le philosophe et écrivain Michel Onfray c'est au contraire une bonne occasion de se réapproprier le débat et de dire que l'identité nationale "est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture et de solidarité".

Nouvelobs.com : Existe-t-il une identité nationale française ?
- Michel Onfray : Oui, cela me parait évident. C'est l'histoire de la France. C'est un enjeu de société, c'est un enjeu d'histoire, c'est un enjeu politique aussi. Je trouve cela très bien de prendre la balle au bond et de montrer qu'il y a des définitions différentes et divergentes de l'identité nationale. Pour moi, il y a deux façons de concevoir l'identité. Celle de l'identité du sang, de la race et l'autre de la raison et de l'intelligence. Donc je trouve très bien de dire ce qu'est la France et comment elle fonctionne. Et ce n'est pas parce que la droite et l'extrême-droite ont défini une certaine idée de l'identité de la France, qu'il faut leur laisser dire. C'est une bonne occasion de dire que la France c'est la Révolution française, c'est une certaine conception de la République qui fait preuve d'ouverture, de solidarité et de fraternité.

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Que reste-t-il de cette identité nationale aujourd'hui ?
- Je crois qu'elle est mal en point parce que justement nous avons laissé cette question-là à la droite et à l'extrême-droite. Et que la gauche considère que le simple fait de parler d'"identité nationale", cela revient à utiliser le langage de l'extrême-droite. Ce qui n'est pas vrai. Quand l'Abbé Grégoire, par exemple, réfléchit au statut des Juifs dans la France lors de la révolution française, ce n'est pas un travail de droite. C'est plutôt un travail de gauche. Si on refuse le débat, il n'y aura de définition que celle de l'extrême-droite, c'est-à-dire la définition raciale.

L'État a-t-il un rôle à jouer dans la construction de l'identité nationale ?
- Non, je ne crois pas que ce soit à l'État de participer à la construction de l'identité nationale. C'est aux partis politiques, aux citoyens, aux philosophes, aux sociologues de faire un grand débat. L'État peut offrir des structures symboliques, comme la Sorbonne ou le Collège de France pour accueillir toutes les idées. Et faire se rencontrer des personnes qui ont leur définition de l'identité nationale. Moi, je suis preneur du débat pour montrer qu'il n'est pas le domaine réservé de la droite.

Peut-on encadrer l'identité nationale ?
- Cela dépend de la conception qu'on a de l'identité nationale et des personnes qui sont au pouvoir. Si vous êtes au pouvoir et que vous avez une conception de l'identité nationale qui est raciale, voire raciste, cela ne produira pas le même type d'effet que si vous êtes au pouvoir avec la conception de l'identité nationale héritée des Lumières. Si Éric Besson veut un débat, je trouve qu'il a raison. Maintenant s'il veut un débat de manière populiste en allant chercher ce qu'il a de plus bas chez les gens en secouant le racisme qui dort en nous souvent, effectivement cela va être problématique. S'il s'agit de prendre le peuple à témoin pour une définition de l'identité nationale, on ne va pas produire quelque chose de bien intelligent. Il ne s'agit pas de dire "regardez vos viscères et dites nous ce que vous en pensez".

interview de Michel Onfray par Sarah Diffalah
mardi 27 octobre 2009 - source

NOUVELOBS.COM | 29.10.2009 | 15:26

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Louis IX, saint-Louis

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interview de Daniel Lefeuvre, 27 octobre 2009, Le Point

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INTERVIEW DE L'HISTORIEN DANIEL LEFEUVRE

"L'identité nationale est l'affaire


de tous"

propos recueillis par Chloé Durand-Parenti


Identit__nationale_couv_d_fLe ministre de l'Immigration Éric Besson a annoncé dimanche son intention de lancer, dès le mois de novembre, un grand débat sur l'identité nationale. Daniel Lefeuvre, professeur d'histoire à l'université Paris VIII Vincennes-Saint-Denis et coauteur de Faut-il avoir honte de l'identité nationale ? *, répond aux questions du point.fr.    
          
lepoint.fr : Un débat sur l'identité nationale est-il nécessaire ?    
 
Daniel Lefeuvre : Ce débat a lieu parce que lors des dernières élections présidentielles les deux candidats en lice pour le second tour, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ont tous les deux fait campagne sur cette question. La candidate socialiste a même proposé de mettre des drapeaux tricolores à nos fenêtres. Mais, jusque-là, il y avait beaucoup de non-dits. Le fait qu'Éric Besson s'engage dans la clarté, que chacun puisse s'exprimer, me semble plus sain, mieux qu'un débat larvé qui peut générer des effets nauséabonds. Cela me paraît positif que l'État offre cet espace de débat sur une question centrale à laquelle la France est confrontée.
   
Le président du MoDem François Bayrou estime que l'identité nationale est "comme l'histoire, qu'il n'appartient pas aux politiques de l'accaparer". Qu'en pensez-vous ?    
C'est évidemment l'affaire des politiques. L'État a toujours été un des acteurs majeurs de la construction de l'identité nationale. Celle-ci s'est faite autour de l'État depuis le Moyen Âge, depuis les serments de Strasbourg de 842, en passant par Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe Le Bel et, bien sûr, François Ier, avec l'édit de Villers-Cotterêts 1539 qui impose le français dans les actes officiels de la monarchie. Les historiens sont légitimes tout autant que les syndicalistes, comme l'ensemble des citoyens. L'identité nationale est l'affaire de tous. Il n'y a pas de raison que telle ou telle catégorie de personnes en soit exclue.
   
Un tel débat a-t-il déjà été mené par le passé ?    
L'histoire de France est pleine de ces débats. Cela s'est vu notamment au moment de la Révolution française. Quand on discute de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, quand on réfléchit sur les institutions, quand on parle abolition de l'esclavage : on débat bien évidemment de ce sur quoi la France doit reposer et de ce qui la constitue. De même, quand on examine plus tard la question de la laïcité pour aboutir à la loi de 1905. Chaque fois, cela revient à poser la question de ce qu'est la France.
   
Quand le ministre de l'Immigration, Éric Besson, affirme que la burqa est "contraire aux valeurs de l'identité nationale", on a le sentiment qu'il définit celle-ci par l'exclusion. Cela vous choque-t-il ? Copia_de_trovadores   
Il y a des choses qui font partie de l'identité nationale. Il faut réaffirmer le côté positif de celle-ci. Mais, là, on voit bien que l'on entre dans le débat politique. En même temps, l'immense majorité des Français est hostile au port de la burqa, non pas tant d'ailleurs pour des raisons religieuses, mais parce que la France est historiquement le pays des femmes, le pays de la dame, le pays de la courtoisie. Déjà au XVIIe et au XVIIIe siècle, les voyageurs anglais étaient frappés par la place centrale occupée par les femmes dans la civilisation française. Or, la burqa tend au contraire à exclure les femmes. C'est pourquoi il faut affirmer la valeur de la laïcité, créer un espace apaisé et interdire la burqa pour qu'hommes et femmes partagent ensemble cet espace.
   
Qu'est-ce qui fait que l'on se sent français, notamment quand votre histoire familiale s'inscrit dans un autre pays ?    
L'intérêt de l'identité nationale et de la nation française, c'est qu'elles excluent l'identité raciale. L'identité nationale française est ouverte. Tout le monde peut devenir français. Tout le monde a la possibilité de participer à l'histoire de ce pays. Ce qui fait que l'on se sent français, c'est, je crois, le fait de partager la langue et un certain nombre de valeurs produites par l'histoire de France.
   
Comment expliquer que de jeunes Français d'origine étrangère, nés sur le territoire national, ne parviennent pas à s'approprier cette identité ?    
La France d'aujourd'hui a, en partie, renoncé à la politique d'assimilation, héritée du volontarisme républicain de la IIIe et d'une partie de la IVe république. On valorise le multiculturalisme, la pluralité des identités, au lieu de valoriser l'appartenance commune.
Or, un pays qui a du mal à être fier de lui-même, qui se délite parfois dans l'Europe, dans le régionalisme ou dans les communautarismes, est un pays qui attire relativement peu. Il convient toutefois de nuancer ce diagnostic. Car, il y a beaucoup de jeunes, nés en France, de parents ou de grands-parents venus d'ailleurs, qui sont aujourd'hui parfaitement intégrés et porteurs de cette culture française qu'ils ont eux-mêmes enrichie. L'identité française est un héritage pluriséculaire, mais c'est un héritage vivant. Chaque génération l'enrichit avec ses propres apports. Je dis bien : elle l'enrichit, mais elle ne la refonde pas.

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le domaine royal au XIe siècle : l'État a toujours été
un des acteurs majeurs de la construction de l'identité nationale

   
Comment peut-on renforcer l'identité nationale ?    
Le rôle de l'école me paraît tout à fait central et, notamment, la place de la langue française, avec ses règles et avec ses contraintes. Il faut aussi renforcer l'enseignement de la littérature et de l'histoire. J'ai entendu Éric Besson rappeler le rôle central de l'histoire. Dans le même temps, je m'inquiète du fait que, dans le concours du professorat des écoles, on veuille supprimer l'histoire comme discipline obligatoire. Il y a là quelque chose de contradictoire dans la politique du gouvernement.
De même, la diminution des postes au CAPES et à l'agrégation d'histoire, ou de littérature, me semble un mauvais signal. L'assimilation doit être aussi professionnelle. Or, il y a des discriminations à l'embauche, au logement, qui touchent certains jeunes issus de l'immigration africaine ou nord-africaine et qui sont contraires aux valeurs de la République, que celle-ci ne fait pas suffisamment respecter. On a là des éléments de troubles très forts. Enfin, il existe de véritables ghettos, à la fois sociaux et ethniques, que la République a laissés, à tort, s'ancrer dans son territoire.
   
N'est-il pas décalé de parler d'identité nationale alors qu'on cherche à impulser une identité européenne ? Est-ce contradictoire ?    
Qu'il y ait des fondements culturels communs dans les racines gréco-judéo-latino-chrétiennes de l'Europe : très bien. Mais il n'y a pas encore d'identité européenne. Peut-être que cela se fera. La nation est un produit historique, elle peut disparaître. L'Europe est un produit historique, elle peut se développer. Mais, pour l'instant, on n'en est pas là. Quant aux identités régionales, elles ne sont en rien incompatibles avec l'identité nationale. Justement, ce qui est intéressant avec l'identité française, c'est qu'elle ne s'oppose pas aux identités régionales, mais qu'elle les surplombe.

* Faut-il avoir honte de l'identité nationale ? de Daniel Lefeuvre et Michel Renard, paru en octobre 2008, aux éditions Larousse dans la collection "À dire vrai".

source

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samedi 17 octobre 2009

Jean-François Copé : "La nation se fissure en silence"

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renouveler

le thème de l'identité nationale

Jean-François Copé


(...) le premier défi, celui qui sera le plus structurant, c'est la question de l'identité française. La nation se fissure en silence parce qu'il n'y a pas de discours sur l'identité. Ce thème, tel qu'il avait été traité en 2007, doit être profondément renouvelé et retravaillé.

Parce que le FN pourrait se le réapproprier ?
Il s'en est nourri, car, depuis vingt ou trente ans, nous avons commis collectivement l'erreur de ne pas expliquer ce que cela veut dire être français aujourd'hui. On a eu peur. On a nié l'évolution sociologique de notre population, sur le plan de sa composition, de ses origines, de ses pratiques religieuses, de ses modes de vie. Pendant ce temps, la société française a continué à bouger et à se développer sans repères.
La population issue de l'immigration de la seconde moitié du XXe siècle, qui en est maintenant à sa troisième génération, n'a toujours pas reçu les codes d'accès. Cela a conduit à un malentendu croissant au sein d'une population composée de gens qui sont tous français mais qui, parce qu'ils n'ont pas eu les repères nécessaires, ne se parlent pas, ne s'écoutent pas, ne se respectent pas. L'insuffisance du dialogue interreligieux en est un exemple.

Il existe depuis 2007 un ministère de l'intégration et de l'identité nationale. Il a échoué ?
C'est l'échec de trente années de politiques en ce domaine.

Comment réussir l'intégration ?
Il faut que l'on positive le fait d'être une population aussi diverse que l'est devenue la nôtre, qu'on le vive comme une chance. Que l'on arrête de vouloir faire croire à nos enfants que nos ancêtres étaient tous des Gaulois. Ce qui compte, c'est que chaque Français, quelles que soient sa date d'arrivée en France, son origine ou sa religion, a de la valeur et apporte ce qu'il a de mieux pour notre pays. Un exemple : au lycée, on peut choisir en option de très nombreuses langues, mais il est quasi impossible d'apprendre l'arabe, alors que cela pourrait être un fantastique atout économique. Résultat, ce sont des intégristes dans des caves qui s'en chargent.

Pourquoi réclamez-vous une loi sur le port de la burqa ?
La burqa, ce sont des intégristes qui veulent tester la République. Si on ne fait rien, on va laisser se banaliser un phénomène qui est contraire à nos principes. La réflexion sur l'identité française est indissociable de celle sur la place des femmes dans la société. Avec mes collègues députés, nous prendrons dans les semaines qui viennent des initiatives fortes sur ce sujet, notamment pour favoriser leur promotion dans le monde économique. Notre discours doit être adossé sur deux mots : humanité et rassemblement. Nicolas Sarkozy a une formule pour caractériser les Français : "Ils sont monarchistes et régicides." Il a raison, mais c'est une lecture de la société qui se réfère à 1793. Depuis, il y a eu des vagues d'immigration, et je ne suis pas sûr que 1793 reste pour les Français la référence. (...)

Le Monde, 17 octobre 2009

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commentaire

On approuvera le constat d'une nation qui se fissure, la défaillance (mais pas l'échec total, loin de là...) dans la remise aux immigrés des "codes d'accès", la nécessité d'inculquer des "repères nécessaires". Mais la phrase qui "positive le fait d'être une population aussi diverse" est ambiguë. Et semble inscrire en acquis ce qui était, plus haut, évoqué comme manque... La diversité n'est pas, en soi, positive. Cela dépend de la dynamique entre intégration/assimilation et diversité.

Michel Renard

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Des enfants dans les arbres, film de Bania Medjbar (2009)

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vendredi 24 avril 2009

symboles identitaires

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les symboles "identitaires" vont être

ravivés en France



Par Reuters, publié le 21/04/2009 à 17:33 - mis à jour le 21/04/2009 à 18:02

PARIS - Enseignement de la Marseillaise aux immigrés, incitation au respect du drapeau et éducation civique pour étrangers : le gouvernement français entend adopter bientôt un programme d'action pour promouvoir le "patriotisme".

Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Éric Besson a laissé entrevoir mardi des mesures en ce sens qui seront prises sans doute en juillet prochain, lors d'un comité interministériel à l'intégration.

"Le patriotisme n'est pas ringard (..) Un hymne, un drapeau, un symbole portent en eux le sacrifice de ceux qui ont rêvé la liberté", a-t-il dit à la presse après avoir reçu les propositions du Haut conseil à l'intégration.

À six semaines des élections européennes du 7 juin, le gouvernement reprend ainsi le sujet de l'identité nationale, un des thèmes favoris de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur ou candidat à l'Elysée.

Cette démarche vise pour l'opposition à rallier l'électorat de l'extrême-droite puisqu'elle suggère selon elle que l'immigration est en soi problématique.

L'initiative coïncide avec la relance par le chef de l'État d'un autre thème clé de son discours, la sécurité, lors d'un déplacement à Nice mardi.

Eric Besson, ancien socialiste rallié au pouvoir et nommé en janvier à ce ministère à l'intitulé contesté, s'est dit favorable à la mesure symbolique forte d'un enseignement de la Marseillaise aux nouveaux arrivants.

"À titre personnel et sans engager à ce stade le gouvernement, je pense que ce serait une bonne chose. Comprendre ce que sont les paroles de cet hymne, vous savez comme moi que ça ne va pas de soi", a-t-il dit.

Il juge nécessaire de clarifier des phrases telles que celle qui appelle "un sang impur" à "abreuver les sillons" du pays : il s'agit de fustiger symboliquement les ennemis de la République, souligne le ministre.

"Je pense qu'il faut faire preuve de pédagogie et d'explications, est-ce que ça doit être obligatoire, suggéré ? Il y a un espace pour en parler", a dit Eric Besson.

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SIFFLETS DE LA MARSEILLAISE

Ce thème a été relancé après l'épisode des sifflets qui ont accueilli la Marseillaise au Stade de France lors d'un match de football France-Tunisie en octobre dernier.

La droite avait vu dans l'épisode la preuve que les jeunes Français nés de parents maghrébins méprisaient les symboles de la République. Gauche et sociologues avaient plutôt estimé qu'ils manifestaient un certain sentiment d'exclusion.

Les spécialistes du football avaient souligné de leur côté qu'une telle attitude était un jeu fréquent dans les stades.

Le Haut conseil à l'intégration n'avance pas de propositions coercitives et il est notamment sceptique sur l'éventualité de "tests" imposés aux candidats à l'immigration dans les pays d'origine sur le français et les valeurs républicaines.

Le Haut conseil juge nécessaire une formation préalable et Eric Besson assure qu'il n'est pas question d'en faire un préalable à l'autorisation d'entrée.

La proposition formulée à ce sujet est de "profiter du temps d'attente au consulat pour diffuser un film sur les valeurs de la République".

Il est aussi question d'imposer une formation civique aux nouveaux arrivants, avec délivrance d'un certificat, le tout intégré dans un "Contrat d'accueil et d'intégration" rénové par de nouveaux outils de formation. Cette procédure prévoyant un enseignement obligatoire est aujourd'hui systématique.

Le Haut conseil suggère aussi de cibler l'action sur les écoles, en y rendant plus visibles drapeaux et symboles, mais surtout en favorisant la création de classes d'accueil pour les mineurs immigrés, et l'invitation plus régulière de leurs parents dans l'enceinte des établissements.

source


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