van_gogh_pont_2



la France de Vincent Van Gogh



van Gogh, définitivement lié à "l'école française"

- "Né le 30 mars 1853 à Zundert dans le Brabant du Nord, Vincent van Gogh est néerlandais ; mais les années passées à peindre en France entre mars 1886 et le 29 juillet 1890, date de sa mort, à trente-sept ans, dans une auberge d’Auvers-sur-Oise, le petit village d’Île-de-France où il est enterré, l’ont définitivement lié à cette «école française» qui domine la scène artistique internationale à la fin du XIXe siècle".

Anne Distel, conservateur général du patrimoine musée d’Orsay
(source)


la patrie, thème de prédilection chez van Gogh

- "L’attachement de Van Gogh à sa terre natale est très grand, de nombreux auteurs l’ont déjà souligné. Et son œuvre seule suffit à montrer cette évidence : la terre est un élément omniprésent dans ses dessins et tableaux, de Nuenen à Auvers, sous forme de boue sur des chaussures usées, ou sous les lames de la charrue. Les sillons, les champs de pommes de terre, les vignes, les blés… des différents aspects de la vie agreste, c’est la terre qui le préoccupe le plus. Il faut toutefois remarquer que Van Gogh ne dissocie pas la terre du travail du paysan, ni de la notion de patrie.

Dans la lettre 154 [133], il reprend Souvestre :

Vous trouverez dans le philosophe sous les toits de Souvestre comment un homme du peuple, un simple ouvrier, très misérable si on veut, se représentait la patrie, «Tu n’as peut-être jamais pensé à ce que c’est que la patrie, reprit-il, en me posant une main sur l’épaule ; c’est tout ce qui t’entoure, tout ce qui t’a élevé et nourri, tout ce que tu as aimé. Cette campagne que tu vois, ces maisons, ces arbres, ces jeunes filles qui passent là en riant, c’est la patrie ! La petite chambre où tu as autrefois vu ta mère, les souvenirs qu’elle t’a laissés, la terre où elle repose, c’est la patrie ! tu la vois, tu la respires partout ! Figure toi, tes droits et tes devoirs, tes affections et tes besoins, tes souvenirs et ta reconnaissance, réunis tout ça sous un seul nom et ce nom sera la patrie».

Quelques mois plus tôt, il citait Fénelon :

Mentor dit : La terre n’est jamais ingrate, elle nourrit toujours de ses fruits ceux qui la cultivent soigneusement et avec amour, elle ne refuse ses biens qu’à ceux qui craignent de lui donner leurs peines.

Le travail, la terre et la patrie apparaissent ainsi comme un tout indissociable. Ces trois éléments sont des constituantes prédominantes de son identité. Le travail comme moteur, la terre comme sujet, la patrie comme référence. Pour devenir évangélisateur, pasteur, dessinateur ou peintre, il ne croit qu’au progrès par l’effort, l’abnégation et le dépassement de soi. Que ce travail puisse s’accompagner d’une grande souffrance ne pose aucun problème à Van Gogh. Fidèlement à la recommandation de Paul, il se réjouit de cette souffrance, qui seule mène au «dépassement de la vulgarité» cher à Renan".

W. V. van der Veen, historien de l'art,
Van Gogh, homme de Lettres. Littérature dans
la correspondance de Vincent van Gogh, 2007 





les_vignes_rouges_d_arles_vincent_van_gogh
les vignes rouges


iris_et_prairie
vue d'Arles avec iris et prairie, mai 1888


oliviers
oliviers, septembre (?) 1889

Champ_de_ble_derriere_lhospice89sr
Van Gogh, Champ de blé derrière l'hospice, 1889


vansieste
la sieste


maison_jaune
la maison jaune, Arles, 1889


Van_Gogh_Entrance_to_the_Public_Park_in_Arles
l'entrée du jardin public, Arles

le_jardin_de_l_asile
le jardin de l'asile, Arles


404519246_efdd2e2971
le jardin de l'asile à notre époque


van_gogh_pont_2
Le pont Langlois


DSC06924
pont basculant "Réginel" sur le canal d'Arles à Port-de-Bouc ; "Langlois"
était le nom du préposé chargé d'actionner le pont


pont_Langlois
le pont Langlois


van_gogh_eglise_auvers
l'église d'Auvers-sur-Oise, vue du chevet


10_15_2___Here_lies_Vincent_Van_Gogh__1853_1890_Auvers_sur_Oise__France_web



- retour à l'accueil