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la France était claire ce matin-là (1941)

François MITTERRAND



Je viens de découvrir (...) ce texte de François Mitterrand, datant de 1943, qui relate son arrivée le 16 décembre 1941 à Chamblay (Jura) au passage de la ligne de démarcation après son évasion d'un camp de prisonniers. Il figure dans l'ouvrage de Pierre Péan, Mitterrand, une jeunesse française (1994). Étonnante phénoménologie du sentiment national, dont les épigones de François Mitterrand ont sans conteste oublié la force d'évidence et la mystique.

M.R.

Mitterrand_prisonnierLa France était claire ce matin-là. Le soleil avait chassé les brumes. La vallée n'était pas encore frappée par l'aveuglement de la lumière du midi. Les fatigues des jours précédents me semblaient allégées par cette ultime marche, par ces huit kilomètres de route qui me devaient mener au Centre d'hébergement. Des oiseaux voletaient, filaient à ras du sol et se posaient, tête dressée ; un chien au mufle haletant pistait d'un bord à l'autre de la route des traces incertaines. Les champs s'étalaient, gras et vides, mûrissant sous les haleines de l'hiver des naissances secrètes. Des villages blancs et gris séparaient les chemins et les hommes, nonchalamment, sciaient leur bois devant les portes, s'interpellaient en quête des nouvelles de la nuit, poussaient en douceur sur les pédales des bicyclettes.

Je n'étais pas fâché de la retrouver ainsi, ma France presque oubliée. J'avais imaginé je ne sais quels orages et jusqu'à la teinte des nuages, changée. Mais les fumées, les toits, les croisées, mais les terres quadrillées, les haies rectangulaires et les horizons purs, mais les hommes incurieux et froids, c'étaient bien ceux que j'avais quittés. Le retour au pays natal ! J'avais lu la faiblesse qui rompt les jarrets, les mille manières d'être du Petit Liré, j'avais recomposé dans mon exil des scènes volées aux manuels et aux récits de l'autre guerre. Et maintenant j'étais là qui m'efforçais, après deux ans d'absence, de reconnaître les émotions prévues, les constructions ébauchées.

À vrai dire, je me forçais un peu et, sur chaque détail, je butais : la route, les arbres, les villages, la vallée coupée net par les coteaux parallèles, les joncs signaleurs des cours d'eau enfouis ne marquaient pour la cisticole_des_joncs_2006_08_03bissolennelle rencontre qu'une magnifique indifférence. Mais que les miens m'accueillent avec cet air insouciant, je n'espérais pas plus chère preuve d'amitié. Était-ce pudeur abusive ? J'aurais détesté les gestes, les paroles qui, toujours, au lieu de vous admettre, vous repoussent : mes amis n'ont jamais eu besoin d'autre chose que du silence que je leur permets.



un long apprentissage pour décanter le visage obscurci de ma patrie


Et donc, malgré mes réflexes de "littérateur", mon envie d'imiter les beaux mouvements des morceaux choisis, malgré mon goût du spectaculaire, je préférais que mon retour fût aussi peu glorieux, je dirais aussi peu émouvant. Tout était trop facile pour prodiguer le drame : trop facile, l'air du matin mouillé bu par les heures successives ; trop facile le ciel parcouru de voiles légers ; trop facile, l'arrangement des tons pour corriger l'âpreté de l'hiver. Admis de plain-pied dans l'intimité difficile des choses, qu'avais-je à faire de mes vulgaires histoire d'homme ? Je n'avais convoqué ni parents ni amis ; plus tard, quand ils ne seraient que des jalons dans la reprise de mes habitudes, plus tard, on verrait. J'avais d'abord à respirer l'air de mon pays, à écouter le langage des gens de mon pays ; et, simplement par le jeu de mes oreilles et de mes yeux, j'avais à route_Jurareconnaître la présence de mon pays. Le reste suivrait, le reste suit toujours ces découvertes immédiates.

J'ai marché d'un bon pas huit kilomètres après tant d'autres, huit kilomètres de dure route bleue ; et, ce faisant, je me souvenais des chemins parcourus avant de parvenir à cette libre marche sur la première route de ma liberté. Avec ce désir de l'enfant qui croit que la vérité se cache de l'autre côté de l'horizon, qui scrute la ligne inflexible du ciel et se demande quels paysages magiques se déroulent là-bas ; avec cette obstination de l'adulte qui refuse sa dépendance et ne cherche qu'en lui-même, l'explication de toutes choses, avais-je assez nié le passé, la tradition, les lois et l'amour même, tous ces filets tendus par l'espace et le temps.

Il m'avait fallu un long apprentissage pour décanter le visage obscurci de ma patrie, de rêves, d'espoirs, de déceptions, de tout un exotisme apporté par d'étrangères illusions. L'erreur puisée dans mes livres d'histoire et qui m'avait appris à ranger la patrie parmi les Idéals, m'avait peu à peu conduit à voyager dans l'abstraction. Et vite s'étaient décolorés, momifiés des traits jadis robustes et fiers. Notre génération aura fait cent détours avant de comprendre que la France était une personne.

Puis, je me rappelais les journées vécues dans les camps et la reconquête, inconsciente avant d'être volontaire, de simples vérités. Là-bas, on aimait parler de chez soi et on s'en voulait de vains désirs qui avaient autrefois poussé l'esprit à voyager, à déserter les lieux faits pour nous et si pareils à nous que, privés d'eux, on sentait un secret malaise. On réfléchissait à toutes ces choses sans histoires qui vous conduisaient d'un bout à l'autre de la vie, à toutes ces choses sans regrets dont était tissée la tâche quotidienne. On se confessait comme d'une trahison et des oublis et des nostalgies. Quand on fouillait les horizons de la terre étrangère, on ne les voyait guère ; dans nos interminables songeries, les images du présent gravitaient, légères, et se dissipaient devant les images du passé. Et, au-delà de nos paroles, les formes qui se levaient, pressées, ramenaient les mêmes contours. Derrière les barbelés, on cherchait avidement des marques, des points de repère ; on éprouvait un subit bien-être.



la fraternité des mêmes habitudes


La couleur du ciel, la teinte des toits, la manière de tracer le sillon, l'heure du repas, la voix des enfants, l'odeur de la maison, voici ce que nous évoquions, exilés soumis à des vents inconnus, mal habitués aux toits aigus de tuiles rondes, étonnés de socs hauts et maigres qui fouillent la terre à seigle, réduits à la soupe réglementaire avalée en silence. Pendant les premiers jours, il nous avait suffi d'obéir aux nécessités-immédiates : la faim qui tire l'estomac, le froid qui tasse le corps. Mais, vite, nous étions retournés aux gestes appris, aux sentiments mal endormis, à la fraternité des mêmes habitudes ; alors chacun s'était rapproché de ceux qui savaient les mêmes noms de villages et de quel côté l'on tourne pour aller au mas, de ceux qui savaient les mêmes prémices de l'orage dans le flamboiement des soleils couchants, de ceux qui allongeaient ou raccourcissaient les mêmes syllabes.

Ainsi s'était rétablie une liaison mystique entre les groupes d'hommes et la terre en leur possession, comme à l'époque primitive où elle appartenait à la communauté des morts et des vivants ; les fruits du sol figuraient alors l'âme des disparus et chacun avait conscience de participer UCR_Viemoderneà un monde obscur dont l'individu n'était que l'expression fugitive. Qui donc aurait pu séparer ce tout ? L'homme s'intégrait à l'animal, au végétal, au minéral, et se reconnaissait en eux : il n'était pas encore ce faux dieu qui danse sur le monde et ne sait plus, comme entraîné par sa propre folie, où il reposera les pieds.

Comme les fièvres d'antan me paraissaient vaines, maintenant qu'en ce matin d'hiver je parcourais, paisible et calme, au plus profond du cœur, la première distance du chemin retrouvé ! Voici que je retournais dans mon clos exigu, dans ma maison de pierre blanche, parmi les hommes simples et bruts. Mais les barrières n'étaient plus là où je les avais crues. Les coteaux ondulés de mon pays natal ne bordaient plus mon univers. Loin d'eux, j'avais appris à déceler les richesses enserrées dans leurs lignes précises. Désormais, attentif aux parfums, aux couleurs, aux changements du ciel, aux gestes des animaux, aux cycles des saisons, aux coutumes des hommes soumis au rythme de la vie propre à ce coin de terre et à cette race d'hommes, j'allais pouvoir mêler mon souffle en une cadence égale à la toute-puissance des souffles originels. Cette facilité, conquise après tant d'errements, me fournissait la dernière preuve : je devenais homme libre sitôt ma liberté remise à la réalité charnelle de mon sol.


j'avais découvert dans les vallées d'exil les espaces

et les bornes du domaine ancestral

Et voici que l'heure était venue où, pour moi, s'accomplissait le rite définitif. Au terme de ma longue route, pèlerin avancé au-devant de l'immobile cortège, précurseur de milliers d'hommes en uniforme kaki, je sus que j'avais découvert dans les vallées d'exil les espaces et les bornes du domaine ancestral.

Il est des amitiés qui naissent un jour d'été parce que le soleil est là, qui donne aux choses des couleurs telles que leur fragilité s'inscrit dans leur splendeur ; et, pour sauver cette minute, l'être qui l'a partagée avec vous, vous l'aimez. Tout ce qui va mourir incite au partage, comme on partage couple_colorela peur en s'étreignant l'un l'autre. Ainsi le voyageur, sur le quai, a l'envie d'embrasser celui qui reste ; celui qui reste a le cœur étrangement troublé de ce départ d'un être auquel rien peut-être jusque-là ne le rattachait, et qui perd soudain son vêtement d'étranger parce que la vie leur signifie en même temps qu'elle est faite de mort et d'oubli.

Il est de longues correspondances qui s'ébauchent au cours d'une promenade, devant un tableau de maître, dans la communion d'une admiration. L'âme a frémi dans ce moment unique et les sens se sont émus ; et jamais ne sera séparé de ces frémissements l'autre 9782070362103FSvisage qui les a connus. Et puis, le temps passe avec ses années parallèles. Si les êtres essaient de sauter hors de leur ligne pour aller à la rencontre d'un de ces fugitifs porteur de tant de rêves, quelles déceptions, quel impossible raccord ! Les nourritures ont été trop dissemblables, la chair et l'esprit ont été meurtris et ravis par d'autres coups et d'autres merveilles. Et c'est, dans La Porte étroite, la main de Jérôme au retour de son voyage d'Italie qui, en haut de la côte, se déprend de celle d'Alyssa parce qu'il fait trop chaud et leurs corps sont trop lourds, et parce ce que, de l'un à l'autre, plus rien ne communique.

On ne préserve ces amitiés exaltantes et douces qu'en vivant du souvenir d'où jaillit l'eau fraîche ; mais qu'on ne tente pas de répéter le choc de la baguette sur le rocher ; il ne se fendra pas ; et seule demeurera la sécheresse, d'autant plus désolante qu'elle exprime désormais l'abandon de la grâce.



chaque carré bruni par la trace des labours


Mon amitié pour mon pays, je le comprenais subitement, ce n'était pas cette amitié d'un moment qui alimente une longue suite de jours, mais l'attache ignorée, toute puissante, libre de peur et de déchirement, qui n'a besoin, pour se révéler, que de la facilité des nouvelles rencontres. Quand on retrouve son pays, on ne pousse pas des cris de joie. La joie est là qui vous gonfle la poitrine, qui vous parcourt les muscles des jambes, qui vous dirige les regards. Il n'y a pas besoin de clamer cette joie ; elle est une manière de marche, de respirer, de voir une mise en accord rapide et harmonieuse avec les choses d'alentour.

Ainsi, sur cette route nationale, sur cette route de plaine, bleue et cernée de vert, je comprenais que ma joie était faite de certitude et de facilité. J'avais désiré autrefois des espaces et je ne sais quels infinis horizons. Comme cela avait été compliqué ! Comme je m'étais torturé l'esprit et le cœur ! L'infini, l'espace, la liberté, c'était cette joie d'aujourd'hui, si sûre d'elle et si pareille à ce bout de route sur laquelle mes brodequins frappaient dur.

Aussi ma libération n'avait-elle commencé que du moment où, débarrassé des gestes officiels, j'avais pu, muni de mon mince bagage, entamer la dernière étape. L'émotion légitime des accueils en fanfare, cela faisait encore moins partie du cérémonial de l'absence. Sitôt abandonné à moi-même, j'avais décidé cette marche, ce contact direct avec les choses de chez moi. Une grande joie se tait pour nourrir les souvenirs : comme le nageur dans l'eau et l'oiseau dans l'air, je me sentais élastique et frais ; nul besoin d'intermédiaires pour me soutenir : l'éclat de la voix, les bondissements du cœur eussent été importuns.

D'ailleurs, toute convention m'avait été gracieusement épargnée. Le printemps ne se passe pas de bourgeons, l'été de feux, l'automne de feuilles mortes, l'hiver de neige et de tourments ; et, justement, l'hiver de ce jour était clair et serein, plein de murmures et d'ébats ; le soleil révélait des couleurs nettes, délimitait, multipliait les nuances. Mon pays pouvait se distraire à me présenter un visage inattendu que l'étranger eût appelé pittoresque ; je n'y discernais qu'un jeu familier.

La foulée large, la respiration ample, les mouvements aisés, j'avançais ainsi, libre d'entraves. Si mon pays m'était apparu moins vivace que mon appétit, moins vaste que mon ambition, moins riche que mes désirs, moins rigoureux que mon exigence, moins grand que mon espoir, quelle délivrance dérisoire ! Mais ces coteaux, cette lumière, ces horizons affublés de qualificatifs trompeurs affirmaient autre chose que des "élans moyens", que des "tons en demi-teinte", qu'un "raffinement dénué d'énergie". Chaque carré bruni par la trace des labours, chaque champ, chaque maison sagement défendue contre les vents, racontait une victoire. Unthumb_bfcb120ea85afb45b2846fc5482a1214 accord subtil s'était établi entre l'homme, dernier venu triomphateur, et la terre, siècle par siècle livrée. La force naît de l'équilibre. Non par la demi-mesure, la fausse sagesse du juste milieu, mais par l'âpre violence, la conquête brutale, la soumission exigée. La terre aime ce viol et rend à l'homme plus qu'il n'espère. Mais, en le reconnaissant pour maître, elle le tient. Cette histoire se déroulait sous mes regards.

Pas un mètre cube qui n'eût reçu la visite du paysan, pas un mètre cube qui n'eût été remué par ses outils ; l'œuvre de l'homme commandait jusqu'aux teintes, obligeant le soleil à sanctionner là le rouge de la glèbe fendue, là le gris de jachères voulues par le repos, là le bleu de la route, là le vert des feuilles persistantes. Chacun de mes pas me rapprochait de la gloire des miens, la seule éternelle ; celle que la terre exalte en son orgueil de vaincue. Ce peuple qui domine le sol où il vit et qui reçoit, en échange, l'apport des puissances secrètes contenues dans ses flancs, je pouvais le rejoindre sans crainte. Loin de lui, j'avais appris à désirer la grandeur ; je devinais, presque interdit, qu'en lui j'allais la posséder.


je fus comme un homme aux vêtements de lumière

Le soleil était dieu en ce jour de décembre ; et il avait choisi chaque chose pour s'y développer d'apparence. Chacune des nuances avait sa vérité qui se manifestait dans le plaisir secret des orgueils véritables : acceptant de paraître incertaine, confondue, intransigeante seulement pour ses élus. C'est ainsi que les peupliers défeuillés allaient du clair au sombre, détachés sur les verts et les gris variables des collines ; que les chemins couraient, couleur de sable sale ; que les toits penchaient leurs tuiles brunes sur les villages purs ; que le ciel emmêlait les douceurs d'or parmi les bleus. La mesure de cette matinée était celle où l'homme peut marcher sur les sentiers irréguliers de la terre comme sur les larges avenues, et partout à l'aise, léger de la certitude d'être admis.

Quand je me détournais pour regarder le mont qui détache sa parabole au-dessus des pignons pointus, quand je distinguais Toulouse avec son pan de muraille resté là pour témoigner que les siècles ne meurent que dans l'œuvre des hommes, quand je cherchais Baudin camouflé dans un pli de terrain, humble de ses cheminées d'usine, et quand d'un coup, je découvris Montchauvier, sa tour carrée et ses maisons tranquillement posées sous leur ciel d'école florentine, je fus comme un homme aux vêtements de lumière.

Vraiment rien n'embarrassait les gestes, et les regards voyageaient sans fatigue. Il y avait bien un peu de complicité dans cette attitude du soleil : juste assez pour éliminer les sueurs, les dépits, les lassitudes, et surtout pour distraire l'esprit de l'implacable jeu qui oblige à donner vie pour mort et mort pour vie. Et c'était en cela que je pouvais crier à l'exception et me presser de respirer dans l'oubli des miasmes. Par une pente naturelle, je commençais même à rêver l'impossible et j'imaginais déjà une vie pareille à cette splendeur où, sans effort ni transfiguration, la condition humaine allait de niveau avec le dieu caché dans ces choses. Non, la plaine ni les coteaux, les hameaux ni la route, seule dans sa rectitude, les cloches qui tintaient dans les tours des églises, les cris rapides des oiseaux et des insectes, ni l'appel grondeur de l'homme au cheval qui bronchait ne semblaient rien annoncer. Et pourtant, qui hors d'eux avait deviné que ma silhouette vagabonde venait enfin de terminer les aventures éphémères ?

Quand j'arrivai au centre d'hébergement, m'y accueillit un Compagnon, de France. Il me fit entrer dans une maison basse et fraîche. Dans la pièce de gauche aux murs craquelés, il y avait une table longue avec des couverts pour le repas de midi, et dans celle de droite, une table ronde avec des registres. On commença par les papiers. Une fois de plus, je remplis des colonnes, déclinai mon identité et signai. La France était bien enclose entre ces quatre murs avec son odeur d'encre et de pain. On parla. Le compagnon, poli et propre (ô surprise !), eut l'à-propos de ne pas s'apitoyer, de ne pas exhorter. Il faisait son travail et ce travail, il ne l'appelait pas son devoir. Il m'entretint du temps, de la campagne et de toutes choses ordinaires. Il me demanda d'où je venais et non pas où j'allais ; il savait bien que j'allais n'importe où qui serait pareil à mon goût du silence. Moi, j'écoutais le son de sa voix et son accent, insignifiant et net comme son discours, prêt à rai_de_lumi_reinscrire toute modulation ou idée. Oui, ce Compagnon de France, ce premier Français de ma liberté m'est apparu étrangement prêt. Puis je passai à table, et, comme je commençais à rompre mon pain, je remarquai le rai de soleil qui, pénétrant par la fenêtre grande ouverte, dessinait sur le plancher un rectangle pur. J'y jetai quelques miettes. S'agita puis se referma un remous de poussière.
Dehors, la France avait son visage paisible.

in Pierre Péan, Mitterrand, une jeunesse française, 1934-1947,
(1994), éd. poche, 1995, p. 166-174.

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Jura : "dehors, la France avait son visage paisible"


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